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Le
poste rurale et locale
1830-1878
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La Feldpost dans le
Valenciennois 1914-1918
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Les dossiers de poursuite.
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Les
dossiers de poursuite.
Depuis
la création du timbre-poste et pendant tout le
XIXème
siècle, la Poste a toujours eu la hantise de voir les
timbres
poste réutilisés. La Poste dépendant
à
l'époque du Ministère des Finances , la fraude
postale
pouvait donc représenter un très gros manque
à
gagner pour les Recettes de l'Etat. Afin de palier à cela,
la
Poste a mis en place une batterie de mesures techniques(timbres
oblitérant, encre d'imprimerie pour
l'oblitération, etc.)
ainsi qu'une série de mesures pénales, car
à
l'époque la fraude postale était
considérée
comme un délit passible d'une condamnation
pénale. Les
losanges chiffrés permettaient de déceler plus
facilement
une réutilisation d'un timbre déjà
oblitéré. En effet la correspondance ou non entre
le
timbre à date du bureau de départ d'un lettre et
le
losange chiffré pouvait être constatée
très
rapidement.
La
réutilisation d'un timbre poste déjà
oblitéré était une fraude qui
était donc
considérer comme un délit. La personne convaincue
d'une
telle fraude encourait un jugement devant un tribunal correctionnel.
Voici 2 cas d'utilisation d'un timbre poste déjà
oblitéré. Pour appuyer les document
présentés, j'ai joint les articles de
l'Instruction
Générale sur le service des Postes de 1856.
C'était à l'époque la "Bible" des
postiers.
AFFAIRE CHOPIN

Lettre
de Valenciennes pour Orchies datée du 24 juin 1856. Les
postiers
de Valenciennes ont constaté que le timbre portait des
traces
d'une oblitération antérieure et l'ont
donc
signalé par la mention "taxée pour timbre ayant
déjà servi". La lettre a ensuite
été
taxée comme non affranchie.
La lettre est envoyée sous pli chargé au bureau d'Orchies.
Le dossier ne comporte pas cette
enveloppe chargée modèle 1198, ce qui est normal,
car celle-ci n'est destinée qu'à être
conservée provisoirement.
Parallèlement
à cette envoi, un avis d'émission d'une lettre
revêtue d'un timbre-poste présumé
frauduleux (modèle 1197) est envoyé en double
à l'Administration à Paris et à
l'Inspecteur Départemental des Postes à Lille.
A Orchies, le
pli chargé est réceptionné avec toutes
les précautions qu'impose la procédure:
Une
lettre d'avertissement est ensuite envoyée le 25 juin au
destinataire l'invitant à se rendre au bureau de poste pour
reconnaitre la lettre.Le
secret de la correspondance est sacré. La poste ne peut
ouvrir (sauf sous certaines conditions) les lettres.
De plus, c'est une invitation
et non une sommation.
Dans
le cas présent, nous sommes dans une situation un
peu
particulière, car il s'agit d'une lettre adressée
à une personne pour être remise à une
autre. La
Poste a néanmoins prévu ce cas de figure.
Le
sieur Durez, courrier d'entreprise de profession, accepte de venir au
bureau de poste le même jour. Au bureau de poste, on l'attend
pour remplir un procès verbal.
Le PV est signé par le Directeur, le destinataire (ou son
représentant) ainsi qu'un assistant. Cet assistant doit
être assermenté et appartenir dans tous les cas
à l'Administration des postes.
Le
procès verbal, nous apprend aussi que
l'expéditrice de la lettre, une certaine Honorine Chopin,
habite Valenciennes.
Les pièces du dossier
sont alors envoyées à l'Inspecteur des postes du
Département d'origine de la lettre.
Là, prend fin la procédure postale et commence la
procédure pénale.
L'Administration
par le biais de l'Inspecteur Départemental va
déposer plainte auprès du Procureur
Impérial de l'Arrondissement de Valenciennes (Dont Bouchain
fait partie).
Cette
plainte est déposée via le document ci-joint:



La
dernière page de ce dépôt de
plainte comporte
un petit schéma à l'adresse du Procureur. Ce
schéma montre bien l'intérêt des
losanges
chiffrés dans la destection des fraudes postales.
Le
Procureur diligente une enquête de police. Le Comissaire de
Valenciennes interroge Honorine Chopin qui déclare avoir
utilisé un timbre-poste sur lequel elle avait
marché par
inadvertance. Elle affirme qu'il n'avait pas été
utilisé.
Un mois après l'envoi de la lettre, Honorine Chopin a
comparu
devant le Tribunal Correctionnel de Valenciennes qui la reconnait
coupable d'utilisation d'un timbre-poste ayant
déjà servi
et qui la condamne à payer 7,25 fr d'amende et de frais de
justice, tout cela assorti d'une contrainte par corps.
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